Polémique
en France à propos de la FDAF
Sur le forum de Didier Gueslain (www.didiergeslain.fr),
on assista, en 2009, à un véritable branle-bas de combat
de la part de nombreux astrologues sur la prévision en astrologie.
Voici le sujet du débat :
Reléguer la prévision au second plan ?
- Pour : Alain De Chivré (Président de la FDAF)
- Contre : Tollé des astrologues, d’André Barbault
à Didier Gueslain, en passant par votre serviteur.
ma contributon au forum
Voici le texte que j'ai placé sur le forum. Parce que cela m'a
paru grave et important de ne plus laisser dire ce genre d'affirmation.
Un étudiant en astrologie doit apprendre l'événementiel
et cela, assez vite dans sa formation. Sinon, il lui manquera des bases.
Si vous voulez des cours en astrologie événementielle, voir
les cours en videoconference.
Comment ne pas réagir quand on lit des aberrations du genre ?
J’ai conçu de nombreux logiciels connus, Andromède,
Orion-Astro, entre autre. J’espère
que mon expérience pourra être utile à d’autres.
Quand on pose des énoncés de ce genre, c’est souvent
parce qu’on ne maîtrise pas sa méthodologie. Et ce
monsieur veut donner des cours ? Au secours !
Ce genre d’interrogation est une question de fond. Une question
de fond concernant les astrologues, mais qui ne touche pas l’astrologie
elle-même. Reléguer la prévision au second plan signifie
purement et simplement ne pas connaître son art. Ceux qui interprètent
ainsi n’interprètent que les aspects, les signes et les maisons.
Autrement dit, sans le relief existentiel. Comment peut-on dissocier la
dynamique temporelle (le vécu) de l'individu à ses bases
(l’Être) ? Or cette dynamique se base sur ce qui se passe
dans le ciel, qu’on lise cela au travers des transits, révolutions,
progressions ou autres. L’astrologue qui n’aborde pas cela
se limite. Sous le désir d’une grande ouverture d’esprit,
on assiste à une grave limitation qui empêche les réponses
concrètes. L’astrologie n’est pas que de la psychologie,
car elle absorbe aussi la vie concrète. Ceux qui prêchent
le contraire trompent leur monde.
Ceux qui pratiquent l'astrologie indienne ne peuvent pas interpréter
sans entrer dans la prévision. C'est comme construire une maison
sans murs. Quelle serait l'utilité d'une telle maison ? Seuls ceux
qui ne se connaissent pas eux-mêmes ont besoin de cela.
Il y a des années, je pratiquais l’astrologie humaniste
ou astrologie psychologique. Je me suis détaché de cette
forme d’astrologie en raison de la grande banalité des interprétations
et parce qu’ils pratiquent de la psychanalyse sauvage. Le manque
de fiabilité des techniques proposées par cette école
a encouragé mon détachement. L'astrologie sans prévision
? C'est se priver d’une compréhension profonde de la personne
dont on s'occupe, c'est surtout ignorer la dynamique qui l'anime, c'est
la priver de toute résilience et de tout l’intérêt
de cette science. Faire de la prévision, c’est oser répondre
avec franchise et non pas raconter la « Belle au bois dormant
»… J'ai beaucoup appris de cette école, tout n'est
pas à jeter, loin de là.
Est-ce que monsieur De Chivré a une réelle culture astrologique
? Est-ce qu'il connaît sa tradition (termes, décans, triplicités,
applications, translation de lumière, étoiles, etc.) ? Ou
fait-il partie de ceux qui, par souci de simplification, participent au
désapprentissage de cette science, en se positionnant comme un
sois-disant ‘moderne’ ?
A quoi sert un astrologue sans ses prévisions ? Quand on me pose
la question : « Quand est-ce que je vais rencontrer quelqu’un
qui va partager ma vie ? », je n’ai pas l’arrogance
de moraliser celui ou celle qui pose la question et de lui fournir des
questions comme réponses. Au chômeur qui vient me consulter
et qui paie pour cela, je n’ai pas le droit de lui donner des réponses
d’astrologue incompétent du genre : « Posez-vous la
question, une fois que vous aurez la réponse, vous trouverez du
travail... » Ce type de réponse n’est même pas
de la psychologie. C’est de l’irresponsabilité. En
astrologie, il faut donner des réponses. Responsable signifierait,
sur le plan étymologique : "donner une réponse
à…" L’astrologue compétent peut dater,
évaluer le pour et contre, sans pour autant tomber dans le déterminisme.
On dirait que certains sont effrayés par le sois-disant déterminisme
de l’astrologie…
Si Monsieur De Chivré connaissait son sujet, il ne tiendrait pas
de tels propos. Les amateurs dangereux peuvent prétendre cela.
Son site est fait d’interprétations vagues et incertaines,
qui ne datent rien, qui supposent et qui n’empêchent rien,
par absence de mise en garde. Qu’il apprenne l’art de la prévision
et sans doute sera-il un bon praticien.
Les astro-psychologues prônent la liberté, vaste concept
qui absorbe un grand nombre de notions philosophiques. Pour eux, ce libre-arbitre
est primordial, pour eux, on peut changer son destin et sa vie à
tout instant. Si l’on part du principe que le premier but de l’astrologie
est de rendre le pronostic juste quand il arrange et de le rendre faux
quand il dérange, on arrive exactement au même raisonnement
philosophique, avec une connaissance de la dynamique actuelle en plus.
Parce que le thème natal ne dit pas tout. Les connaissances en
astrologie ne sont pas assez évoluées pour cela. En astrologie
indienne, le thème natal indique aussi quand les éléments
qu’il contient doivent resurgir… Et là, on tombe dans
la prévision...
Les limites bougent à chaque instant. Elles dépendent de
bien des facteurs. (Transits, périodes planétaires, cycles,
etc.) C’est pourquoi la prévision ne peut faire que partie
intégrante de la pratique astrologique. La placer au second plan,
c’est avouer son impuissance à changer quoi que ce soit.
Si l’on change quelque chose dans la vie, c’est en spéculant
sur les probabilités futures. Sans prévision, on ne change
pas son destin. Si l’Homme a marché sur la Lune, c’est
parce qu’il veut prévoir son futur.
Effectuer des prévisions, c’est aussi ne pas être
déterministe. Sinon, quel serait le but de toute prévision
?
Jean-François Faccin, le 11 février 2008
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